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Activité physique contre la graisse viscérale : Risque cardiovasculaire

L’activité physique en endurance et en résistance serait efficace pour réduire la graisse intra-abdominale autour du cœur qui est un facteur de risque cardiovasculaire. 

Maladie chronique en progression rapide, l’obésité abdominale et son corrolaire, la surcharge graisseuse intra-viscérale, est aujourd’hui le fléau des pays industrialisés. L’OMS parle même de “première épidémie non infectieuse de l’Histoire”. D’après elle, l’Europe est touchée puisque 30% des adultes sont en surpoids et 12% obèses en Europe de l’Ouest.

Pour venir à bout de l’obésité abdominale et des maladies qu’elle peut entraîner, de nombreuses études ont mis en avant les bienfaits de l’exercice physique. Et d’après une nouvelle étude parue le 3 juillet dans la revue JAMA Cardiology, des entraînements en endurance et en résistance pourraient aider à réduire le tissu cardiaque adipeux, qui en excès, est un facteur de risque cardiovasculaire.

Pendant douze semaines, des chercheurs danois ont suivi 50 adultes sédentaires souffrant d’obésité abdominale avec des fonctions cardiaques normales. Au cours de l’étude, les participants ont été séparés en trois groupe : le premier devait suivre un entraînement en endurance, le deuxième un entraînement en résistance et le troisième n’a pas eu à faire de sport du tout.

Une méthode bien moins invasive que les médicaments ou la chirurgie 

Au terme de l’étude, les scientifiques ont remarqué que la masse du tissu adipeux épicardique, qui repose directement sur le myocarde et autour des artères coronaires, avait diminué de 56% dans le groupe des exercices d’endurance et de 48% dans celui des exercices de résistance par rapport à celui qui n’avait pas fait de sport. Par contre, seuls les exercices de résistance étaient capables de réduire la graisse péricardique (31%, p<0.01). Ces résultats sont obtenus sans modification du régime alimentaire.

Et si plusieurs médicaments ou une intervention chirurgicale bariatrique peuvent eux-aussi réduire le tissu adipeux épicardique et le risque de développer une maladie cardiovasculaire, une approche visant à développer les exercices physique en résistance pourrait consister en une stratégie beaucoup moins invasive et toute aussi efficace.

L’entraînement en résistance renforce les muscles

Mais les chercheurs ont toutefois remarqué un autre avantage de l’entraînement de résistance par rapport à celui d’endurance : il a engendré des changements impressionnants dans la force des muscles. D’autres études ont montré que l’entraînement en résistance stimulait davantage la masse musculaire et le métabolisme basal par rapport à l’endurance, et les auteurs pensent donc que les participants qui font de l’entraînement en résistance brûlent plus de calories pendant la journée (même pendant les périodes inactives).

Cependant, d’autres recherches sont nécessaires pour déterminer si cette spéculation explique les effets différentiels de l’entraînement en résistance et en endurance sur le tissu adipeux péricardique.

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