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AVC&infarctus: Prendre de l’aspirine en prévention serait en fait dangereux

Un groupe de travail américain vient de publier des recommandations concernant l’usage de l’aspirine. En prendre pour prévenir un infarctus ou un AVC serait une très mauvaise idée.

C’est ce qui ressort des recommandations publiées par l’US Preventive Services Task Force (USPSTF), un éminent groupe de travail américain. Une véritable volte-face, alors que depuis plusieurs années, la communauté scientifique préconisait de prescrire de l’aspirine à faible dose aux personnes présentant un risque cardiovasculaire.

Les données scientifiques ayant conduit à la prescription d’aspirine en prévention primaire sont de qualité médiocre et méthodologiquement discutables. Les fondations de ces préconisations sont objectivement assez sablonneuses, et reposent en fait surtout sur des biais méthodologiques et la volonté de certains à croire en son efficacité affirme le Dr Florian Zores, cardiologue à Strasbourg.

Les dernières études pointent un risque accru d’accidents hémorragiques graves à la prise continue d’aspirine. Compte tenu des résultats de ces études, il n’y a pas de place pour l’aspirine chez les patients en prévention cardiovasculaire primaire, qu’ils soient diabétiques ou pas, quel que soit leur âge, et y compris en cas d’artériopathie des membres inférieurs sans signes cliniques assure le Pr Rémy Boussageon, médecin généraliste enseignant à l’université de Lyon et président du conseil scientifique du CNGE.

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