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Bien choisir les traitements antidiabétiques

Une nouvelle étude confirme que le choix des médicaments hypoglycémiants et leurs associations ont un impact sur le risque cardiovasculaire. L’utilisation de gliptines ou de glitazones est par exemple associée à des réductions importantes du risque d’insuffisance cardiaque, de maladie cardiovasculaire et de mortalité tout cause. Ces travaux sont parus dans le BMJ.

Une nouvelle étude anglaise confirme des différences d’associations entre risque cardiovasculaire et médicaments antidiabétiques, en particulier pour les molécules les plus récentes gliptines et glitazones.
Les auteurs de ces travaux ont analysé les données collectées par 1.243 médecins généralistes auprès de 469.688 personnes présentant un diabète de type 2 âgées de 25 à 84 ans entre 2007 et 2015. Pendant le suivi, 21.308 patients (4.5%) ont reçu au moins une prescription de glitazone et 32.533 (6.9%) une prescription de glipitine. Les autres prenaient de la metformine, des sulfamides hypoglycémiants, de l’insuline ou autre, seule ou en association.ADO-libre-de-droits-HAL’analyse montre que l’utilisation de gliptines est associée à une baisse de 18% du risque de mortalité toute cause et 14% du risque d’insuffisance cardiaque par rapport au fait de ne pas recourir à cette classe thérapeutique. En comparaison ces baisses sont de – 23% et – 26% pour les glitazones. Et alors que les glipitines ne sont pas associées à une baisse de risque relatif de maladie cardiovasculaire, celui-ci est réduit d’un quart chez les patients sous glitazone.
Quant aux associations, glipitine et metformine ensemble sont associées à une baisse de risque relatif de – 38% pour l’insuffisance cardiaque, – 33% pour les maladies cardiovasculaires et – 48% pour la mortalité toute cause. En ajoutant des sulfamides hypoglycémiants à ce cocktail, les risques se réduisent encore avec respectivement – 40%, – 30% et -51%.
La bithérapie glitazone-metformine permet également de réduire très significativement ces risques par rapport à l’absence de traitement avec respectivement – 50%, – 54% et – 45%. En comparaison la bithérapie glitazone-sulfamides réduit « seulement » d’un tiers le risque relatif d’insuffisance cardiaque et d’un quart celui de maladie cardiovasculaire.
Enfin, la trithérapie metformine-sulfamides-glitazone était associée à des baisses de – 46% pour l’insuffisance cardiaque, – 41% pour les maladies cardiovasculaires et – 56% pour la mortalité toute cause. Les auteurs précisent néanmoins que cette analyse ne tient pas compte du niveau d’observance et des doses utilisées.

Référence :
Julia Hippisley-Cox et al.
Diabetes treatments and risk of heart failure, cardiovascular disease, and all cause mortality: cohort study in primary care
BMJ 2016;354:i3477
[Retrouvez l’abstract en ligne]

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