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Cancer de la prostate : radiothérapie, prostatectomie et surveillance active au coude à coude

Radiothérapie, prostatectomie et surveillance active offrent des chances de survie élevées et très proches à dix ans mais avec davantage de cas de métastases en cas de surveillance active qu’en cas d’intervention radicale. Ces travaux sont parus dans le NEJM.

En cas de cancer localisé de la prostate, radiothérapie, prostatectomie et surveillance active sont au coude à coude. C’est ce que montre une analyse parue dans le NEJMcancer-de-la-prostate-sur-traitement-et-sur-diagnostic-en-baisse permettant de comparer ces trois types d’interventions en termes de sévérité de la maladie, de guérison, de déclin des fonctions urinaires, digestives et sexuelles et enfin de qualité de vie. Les auteurs ont comparé les résultats obtenus chez 1643 hommes âgés de 50 à 69 ans et atteints d’un cancer de la prostate localisé (essaiProtecT Testing for Cancer and Treatment) et randomisés dans trois groupes : ablation chirurgicale de la tumeur, radiothérapie ou surveillance active (visites régulières avec un examen de la prostate, biopsies et test PSA) avec un suivi de 1999 à 2009.
Ces personnes ont répondu à des questionnaires avant le diagnostic, à 6 et 12 mois après le début de la randomisation puis chaque année pendant au moins six ans afin d’évaluer différentes dimensions : fonctions urinaires, digestives, sexuelles, différents aspects de la qualité de vie, anxiété, dépression, santé globale.
Les résultats montrent que le risque de décès dû à la tumeur ou à toute autre cause n’est pas significativement différent entre les trois groupes mais que le risque de métastase est plus important en cas de surveillance active que d’intervention radicale.
En revanche, la prostatectomie est plus néfaste pour les fonctions sexuelles et urinaires malgré des cas de rémission. La radiothérapie affecte également la fonction sexuelle mais avec un pic à six mois puis cet effet indésirable disparaît progressivement. Dans le groupe avec surveillance active, les fonctions sexuelles et urinaires déclinent progressivement.
Par ailleurs, les auteurs n’ont pas relevé de différences significatives entre les trois groupes en termes d’anxiété, de dépression, de santé globale et de qualité de vie associée au cancer.

Référence :
Jenny L. Donovan et al.
Patient-Reported Outcomes after Monitoring, Surgery, or Radiotherapy for Prostate Cancer
NEJM September 14, 2016
[Retrouvez l’abstract en ligne]

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