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Douleur dans la poitrine : mieux vaut poser le diagnostic

Les personnes qui consultent pour une douleur dans la poitrine et qui ressortent de la visite sans que le médecin ait posé un diagnostic ou demandé des examens complémentaires sont plus à risque d’accident cardiovasculaire dans les cinq ans que celles chez qui un diagnostic est rapidement posé. C’est ce que montre une étude parue dans le BMJ.

Ne pas passer à côté d’une douleur dans la poitrine. Tel est le message de cette étude parue dans le BMJ qui montre que l’absence de diagnostic ou d’investigation dans les six mois expose le patient à un risque accru d’accident cardiovasculaire dans les mois ou les années qui suivent.
Plus de 172.000 adultes pris en charge par 223 médecins généralistes ont été inclus dans cette analyse. Ils consultaient pour la première fois pour une douleur de la poitrine. Pour les uns, une origine coronarienne a été exclue ou un diagnostic d’angor a été posé alors que pour les autres, 72,4% d’entre eux, aucune explication n’a été apportée à la douleur. Et 95% de ces derniers étaient toujours dans cette situation six mois après.
Ces personnes ont été suivies pendant plus de cinq et demie et les auteurs ont recensé les événements cardiovasculaires, fatals ou non, survenus dans cette cohorte. Les résultats montrent que le taux d’événements cardiovasculaires survenus chez ces personnes était plus important que chez celles chez qui un problème coronarien avait été exclu.
A un an le risque relatif était augmenté de 95%, à trois ans, de 35% et à 5,5 ans de 21%.

Référence :
Kelvin P Jordan et al.
Prognosis of undiagnosed chest pain: linked electronic health record cohort study
BMJ 2017;357:j1194
[Retrouvez l’abstract en ligne]

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