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En cas de maladie coronarienne, les variations de poids ne sont pas bonnes pour le coeur

Les variations de poids sont associées à une augmentation du risque cardiovasculaire et de décès chez les personnes indemnes d’antécédents cardiovasculaires. Il en va de même chez celles présentant une maladie coronarienne, indépendamment des autres facteurs de risque cardiovasculaires. C’est ce qu’indique une étude parue dans le NEJM.  

En cas de maladie coronarienne, mieux vaut garder un poids stable. Une étude montre en effet que les variations de poids corporel sont associées à un surrisque de mortalité et d’événement cardiovasculaire chez ces personnes.
Les auteurs ont calculé les variations de poids pour 9509 personnes au moment de l’inclusion et à chaque visite. Elles participaient à une étude clinique pour évaluer l’atorvastatine. Les auteurs ont corrélé ces variations avec les risques d’événement coronarien (décès, arrêt cardiaque, infarctus du myocarde, angor, revascularisation) ainsi que le risque d’événement cardiovasculaire incluant AVC, artérite des membres inférieurs ou encore insuffisance cardiaque.
Après ajustement des facteurs de risque, les auteurs ont constaté que pour chaque augmentation d’un point de dérivation standard pour le poids, le risque d’événement coronarien augmentait de 4%, le risque cardiovasculaire de 4% et le risque de décès de 9%.
Ainsi, chez les 20% de patients présentant les plus grosses variations, le risque coronarien était augmenté de 64%, le risque CV de 85%, le risque de décès de 124%, le risque d’infarctus du myocarde de 117%, celui d’AVC de 136% par rapport aux 20% de patients ayant eu les poids les plus stables au cours du suivi.

Référence :
Sripal Bangalore et al.
Body-Weight Fluctuations and Outcomes in Coronary Disease
N Engl J Med 2017; 376:1332-1340
[Retrouvez l’abstract en ligne]

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