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Infarctus rénal : les symptômes à ne surtout pas laisser passer

Médisite indique à ses lecteurs que « l’infarctus rénal est une pathologie rare, liée à des anomalies du système cardiovasculaire et des troubles de la coagulation du sang. Le rein, étant un organe “silencieux”, les médecins passent parfois à côté de son infarctus. Pourtant ce type d’accident peut conduire à la perte de l’organe et à la dialyse ».

L’article liste ainsi « les symptômes à ne surtout pas laisser passer », expliquant tout d’abord que « l’infarctus rénal correspond à une destruction partielle ou totale du parenchyme rénal, partie du tissu rénal qui filtre le sang et produit l’urine. C’est l’occlusion d’une artère rénale, ou d’une de ses branches, qui va causer l’infarctus. Loin d’être sans conséquence, il peut être à l’origine d’hypertension sévère, d’insuffisance rénale, voire de perte complète de la fonction du rein concerné ».

Médisite souligne qu’« en raison de l’absence de symptômes spécifiques, le diagnostic est parfois méconnu des médecins. Une autre pathologie abdominale (foie, intestin, pancréas, cœur) est alors souvent accusée, à tort. Néanmoins, certains signes peuvent déceler l’infarctus rénal. Les patients “à risque” sont parfois identifiables ».
Le site d’informations « fait le point avec le Dr Frank Martinez, néphrologue et médecin hospitalier du service de néphrologie et de transplantation rénale de l’hôpital Necker (Paris) ». Le spécialiste précise notamment : « Comme le cœur, le rein est un organe pourvu d’une vascularisation essentiellement terminale, ce qui le rend à risque d’infarctus. [En cas d’infarctus rénal], il va y avoir une nécrose du tissu, décris le Dr Martinez. Elle va provoquer trois symptômes, non constants ».

« En premier, je cite la douleur lombaire causée par la nécrose. On évoque alors une colique néphrétique, mais il n’y a pas de calcul. La douleur peut être inconstante et, de ce fait, laisser penser à une douleur musculaire ou à une lombalgie provenant de la colonne vertébrale. Et c’est un des pièges », observe le Dr Martinez.
Il ajoute que « l’hypertension très sévère peut être un facteur de risque d’infarctus rénal, mais ce dernier peut, par lui-même, déclencher ou aggraver une hypertension préexistante. […] Lorsque [le rein] se trouve nécrosé, une poussée hypertensive peut survenir. La tension et le rein étant très liés. Si ce n’est pas une hypertension qui cause l’infarctus en question, ce dernier peut la provoquer ».

Médisite explique en outre que « l’embolie cardiaque peut être une des causes de l’infarctus rénal : l’arythmie dont souffrira alors le patient peut provoquer l’infarctus, par un mécanisme embolique associé à l’irrégularité cardiaque. Un caillot se forme et s’immisce alors dans l’artère rénale ». Le Dr Martinez indique qu’« il peut toucher un tiers d’un rein, un rein complet, voire les deux reins ».

L’article souligne que « les conséquences [d’un infarctus rénal] peuvent survenir des années plus tard », le néphrologue remarquant qu’« il est souvent difficile de déceler un infarctus du rein à temps. En effet, le rein est un organe assez silencieux et les infarctus survenant dans cette zone ont tendance à être petits. Il est donc imaginable de passer à côté de certains infarctus rénaux ».

Le médecin relève : « Il arrive que certaines personnes subissent l’infarctus du rein, sans jamais s’en apercevoir et les conséquences surviennent des années plus tard : c’est la constitution d’une insuffisance rénale dite ischémique par défaut d’irrigation de l’organe rénal. L’insuffisance rénale peut même être sévère et impliquer une greffe ou dialyse. En effet, 10% des malades dialysés le sont, sans doute, pour une pathologie athéro-embolique rénale. […] En outre, l’infarctus rénal peut tout autant accélérer le processus du vieillissement rénal ».
Médisite s’interroge enfin : « Après le diagnostic, quelles sont les chances de survie ? ».

L’article précise que « des examens peuvent confirmer le diagnostic de l’infarctus. En tête de liste : l’échographie doppler ». Le Dr Martinez explique qu’« au-delà de la simple échographie, elle étudie les flux sanguins des veines et des artères des reins, ainsi que les zones non perfusées. […] Les chances de survie sont relativement élevées, rassure le médecin néphrologue. Chacun de vous possède deux reins. Et en principe, l’infarctus rénal n’en touche qu’un seul. Vous pouvez très bien vivre avec un seul rein. En revanche, les choses se compliquent si l’infarctus concerne plus d’un rein…ou encore si vous possédez déjà un rein défaillant ».

Source : Médisite

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