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Le régime méditerranéen bon pour les os après la ménopause

Le régime méditerranéen ne serait pas seulement bon pour le cœur, il aurait des vertus bénéfiques pour les os. C’est ce que montre une équipe américaine qui a travaillé sur l’association entre régime alimentaire et risque de fracture ostéoporotique chez des milliers de femmes ménopausées. Ces travaux sont parus dans Jama Internal Medicine.

Adopter un régime alimentaire de type méditerranéen est décidément une bonne décision pour la santé. Une équipe américaine vient de montrer que le fait d’être fidèle à ce mode alimentaire après la ménopause réduit le risque de fracture ostéoporotique et notamment de fracture de la hanche.MEDITERRANEANAlors que plusieurs études ont tenté de corréler sans succès nutriments et santé osseuse, les chercheurs se sont plutôt penchés sur l’équilibre alimentaire dans son ensemble pour évaluer son impact sur le risque de fracture ostéoporotique. Il s’agissait soit du respect de recommandations nutritionnelles, soit de régimes alimentaires répondant à des critères bien identifiés comme le régime méditerranéen.
Cette étude a porté sur plus de 90.000 femmes âgées de 50 à 79 ans incluses dans la cohorte Women’s Health Initiative (WHI) dans 40 centres de soins aux Etats-Unis. Ces femmes étaient recrutées entre 1993 et 1998 et ont été suivies jusqu’en 2014 et leurs habitudes alimentaires ont été évaluées à l’aide de différents questionnaires : alternate Mediterranean Diet (aMED), Healthy Eating Index 2010 (HEI-2010), Alternate Healthy Eating Index 2010 (AHEI-2010) ou encore Dietary Approaches to Stop Hypertension (DASH).
Pendant le suivi, les auteurs ont relevé 2.121 cas de fractures de la hanche sur 28.718 cas totaux de fractures. Or, les femmes appartenant au quintile ayant le score aMED (régime méditerranéen) le plus élevé avaient un risque relatif de fracture de la hanche diminué de 20% (soit -0,29% en risque absolu).
En revanche aucune association n’a été retrouvée entre ce régime alimentaire et le risque de fracture en général. Aucune autre association significative n’a été par ailleurs retrouvée pour les autres habitudes alimentaires.

Référence :
Bernhard Haring et al.
Dietary Patterns and Fractures in Postmenopausal Women. Results From the Women’s Health Initiative
JAMA Intern Med. Published online March 28, 2016
[Retrouvez l’abstract en ligne]

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