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Les activités physiques d’endurance sont-elles bénéfiques pour la protection cardiovasculaire ?

Les activités physiques d’endurance font partie des recommandations dans le cadre de la prévention cardiovasculaire. Plusieurs études épidémiologiques ont cependant constaté une courbe en J, avec une surmortalité cardiovasculaire et de troubles du rythme pour les patients pratiquant des activités physiques très intenses et prolongées au-delà de 50 ans. Les mécanismes physiopathologiques sous-tendant cet excès de mortalité CV restent imparfaitement identifiés.

Cette étude cas-témoins a comparé des sujets de plus de 35 ans, pratiquant un sport d’endurance à raison de plus de 10 heures par semaine versus des témoins ne pratiquant pas d’activité d’endurance, inclus à l’occasion d’une coloscopie (n = 16 dans chaque groupe). Tous les participants ont bénéficié d’une IRM cardiaque 3D. L’analyse montre un score de fibrose atriale significativement plus élevé chez les individus sportifs pratiquant l’endurance (score de fibrose 13,7 versus 7,3 % ; p = 0,05).


Rehaussement du gadolinium tardif de l’oreillette gauche démontrant une fibrose.


Score de la fibrose.

Conclusion

Les activités d’endurance intenses (> 10 heures/semaine) sont donc associées à un surcroît de fibrose qui pourrait conduire à un risque accru de troubles rythmiques et d’atteinte myocardique. Des études à grande échelle seront conduites pour conforter ces données préliminaires. Et comme le disait Aristote, « In medio stat virtus », la vertu se tient au milieu.

D’après la communication de D.-C. Peritz

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