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L’hormonothérapie substitutive réduit la graisse abdominale

Le traitement hormonal substitutif lors de la ménopause réduirait la masse grasse, et en particulier la graisse du ventre d’après les résultats d’une récente étude de cohorte suisse.

Des chercheurs ont démontré dans une récente étude de cohorte réalisée en Suisse à Lausanne (« OsteoLaus »), que l’hormonothérapie substitutive post-ménopausique réduit le tissu adipeux abdominal et diminue l’IMC. Leurs résultats sont publiés dans le Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism le 27 mars 2018.

L’effet de l’hormonothérapie sur la composition corporelle

Généralement après la ménopause on observe une augmentation de la masse grasse et du tissu adipeux tandis que la densité osseuse diminue. Il existe une controverse quant à l’inversion de ces problèmes par l’hormonothérapie post-ménopausique. L’étude OsteoLaus visait à évaluer l’effet du traitement hormonal substitutif sur la masse grasse, le tissu adipeux viscéral et la masse maigre.

Pour ce faire, les chercheurs ont analysé la composition corporelle de 1 086 femmes âgées de 50 à 80 ans.

Réduction de la graisse viscérale

Ils ont constaté que les femmes étaient moins susceptibles d’accumuler de la graisse abdominale lorsqu’elles suivaient une hormonothérapie. Or, cette graisse est particulière parce qu’elle est localisée dans le ventre : dans le tissu adipeux abdominal et dans les organes. La graisse viscérale est la plus néfaste pour santé cardiovasculaire. Les chercheurs précisent toutefois que l’effet s’estompe vite à l’arrêt de l’hormonothérapie.

Il est donc conseillé aux femmes qui stoppent leur hormonothérapie d’être vigilantes et d’augmenter leur activité physique pour éviter toute prise de poids.

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