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Lien entre graisse hépatique et survenue d’un diabète

Un foie gras est relativement fréquent chez les diabétiques de type 2 et est associé à une augmentation de la morbidité et mortalité. L’augmentation de gras hépatique participe à l’augmentation de la néoglucogénèse hépatique et à l’insulino-résistance.
Ces anomalies jouent donc un rôle dans la physiopathologie du diabète. Cependant, il y a peu d’information sur la graisse hépatique chez les patients prédiabétiques.
L’objectif de cette étude était de déterminer la prévalence et les déterminants de la graisse hépatique dans le programme de prévention du diabète.

Les participants (en surpoids et intolérants au glucose) étaient inclus dans un programme de prévention du diabète où les modifications de style de vie, la metformine et une prise en charge standard étaient comparés.
A 2,8 ans, le diabète était réduit de 58% et 31% respectivement. La graisse hépatique a été mesurée chez 1876 participants en unité Hounsfield de densité au cours des scans cardiaques non injectés. Cette mesure a été faite à 14 ans environ de la randomisation.
La densité était comparée dans les différents groupes d’intervention et ceux avec et sans diabète. Une association avec les mesures anthropométriques et métaboliques initiales et lors du suivi a été réalisée.

Un diabète s’est développé chez 52% (style de vie), 54% (metformine) et 60% (groupe placebo) des participants. Il n’y avait pas de différence de graisse hépatique entre les différentes prises en charge à 14 ans de suivi.
Malgré ces résultats, il n’y avait pas de différence de densité moyenne ou de prévalence de densité < 40 dans les différents groupes d’intervention.
Les participants diabétiques au moment de l’évaluation avaient une densité plus faible et une plus grande prévalence de graisse hépatique, 31 vs 17% p>0.001.
La sévérité des anomalies métaboliques au moment de l’évaluation était associée à une densité hépatique plus faible. L’insulinémie à jeun, le tour de taille et les triglycérides (mais pas le glucose) étaient indépendamment associés à la prévalence d’une densité plus basse.

En conclusion, la graisse hépatique est fréquente dans les phases précoces de développement du diabète et en particulier chez ceux qui ont développé un diabète.
L’association de la densité hépatique avec l’insulinorésistance, le tour de taille et les triglycérides souligne l’importance de ces marqueurs de stéatose hépatique dans cette population.

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