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L’immunothérapie ouvre-t-elle une nouvelle ère ?

L’immunothérapie consiste soit à booster les défenses, soit à bloquer les mécanismes d’échappement des cellules cancéreuses , rappelle Marine Corniou et le fait décisif dans l’essor de l’immunothérapie a été l’arrivée sur le marché en 2011 de l’ipilimumab, la première “molécule inhibitrice de checkpoints” .

Son action consiste à réveiller les lymphocytes T, les globules blancs tueurs de l’organisme, qui comportent des points de contrôle appelés “checkpoints” (…). Le principe des inhibiteurs de checkpoints est donc de lever ces freins pour forcer les lymphocytes à se réveiller et à attaquer les tissus cancéreux . Les médicaments, connus sous les noms d’anti-CTLA-4, d’anti-PD-L1 et d’anti-PD1, visent donc à rétablir l’agressivité des lymphocytes envers les cellules anormales .

La journaliste évoque « le cas de la leucémie » : « Pour les cancers du sang, qui ne répondent pas bien aux inhibiteurs de checkpoints, les chercheurs misent sur les CAR T-cells. La technique a fait ses preuves contre des leucémies ».

« Elle consiste à isoler les globules blancs du patient et à les modifier génétiquement en laboratoire pour qu’ils expriment un récepteur artificiel, qui les aide à reconnaître les cellules tumorales. On fait proliférer ces “superlymphocytes”, puis on les réinjecte au patient », détaille-t-elle.

« Il faudra encore du temps avant de trouver les meilleures combinaisons thérapeutiques pour chaque type de cancer. Mais il y a fort à parier que l’immunothérapie va se généraliser. Elle est facile à administrer (trente minutes d’intraveineuse), ce qui change de la chimio, tellement toxique qu’elle nécessite une hospitalisation ».

Source: Science et Vie

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