Actu.médicalesCardiologie

Maladie coronarienne stable : des objectifs tensionnels trop bas peu recommandables

Une pression artérielle trop basse chez des patients présentant une maladie coronarienne et traités pour une hypertension, est associée à un sur-risque d’accident cardiovasculaire. C’est ce que montre une étude parue dans The Lancet.

Chez les patients hypertendus avec maladie coronarienne, une pression artérielle systolique (PAS) inférieure à 120 mm Hg et une pression artérielle diastolique (PAD) inférieure à 70 mm Hg sont toutes deux associées à la survenue d’accidents cardiovasculaires incluant un risque de décès. C’est ce que montre une étude publiée dans The Lancet qui incite à la prudence dans la prise en charge de ces patients.L’objectif tensionnel idéal chez les personnes hypertendues présentant une maladie coronarienne reste débattu en raison notamment d’une diminution de la perfusion myocardique en cas de PAD trop basse. C’est pour cette raison que les auteurs ont étudié l’association entre atteinte tensionnelle et événements cardiovasculaires chez 22 672 coronariens stables inscrits au registre CLARIFY regroupant 45 pays et traités pour une hypertension.angine-de-poitrineAprès un suivi médian de 5 ans, une PAS égale ou supérieure à 140 mm Hg et une PAD supérieure ou égale à 80 mm Hg étaient toutes deux associée à un risque accru d’accident cardiovasculaire, mais c’était également le cas pour des pressions artérielles basses, notamment une PAS inférieure à 120 mm Hg avec un risque relatif de décès cardiovasculaire, infarctus du myocarde ou AVC augmenté de 56%.
Quant à une PAD inférieure à 70 mm Hg, elle était également associée à ce risque relatif d’accident cardiovasculaire : + 41% si elle était comprise entre 60–69 mm Hg et multiplié par deux si elle était inférieure à 60 mm Hg.

Référence :
Emmanuelle Vidal-Petiot et al.
Cardiovascular event rates and mortality according to achieved systolic and diastolic blood pressure in patients with stable coronary artery disease: an international cohort study
The Lancet
[Retrouvez l’abstract en ligne]

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
X