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Plus d’une néphrectomie radicale sur quatre désormais assistée par robot aux Etats-Unis

La chirurgie assistée par robot fait aussi bien que la laparoscopie pour une néphrectomie radicale mais est plus longue et coûte plus cher. C’est ce que montre une étude parue dans le JAMA qui a comparé les deux pratiques entre 2003 et 2015. 

La chirurgie assistée par robot est parfois soupçonnée d’être associée à davantage de complications par rapport aux procédures chirurgicales classiques. Or, son utilisation a explosé aux Etats-Unis au cours des dernières années.
Une étude parue dans le JAMA montre qu’elle concernait 1,5% des néphrectomies radicales en 2003 contre 27,0% en 2015 et ce, alors qu’aucune étude n’avait permis d’établir la sécurité d’utilisation de cette pratique entre temps.
Pour pallier ce manque, des chercheurs qui ont effectué cette étude rétrospective sur cette période 2003-2015, ont inclus tous les patients qui avaient subi une néphrectomie radicale dans 416 hôpitaux américains pour répertorier les cas de complications peropératoires, leur gravité, et évaluer le coût de ces opérations.
Leur analyse se veut rassurante en termes de sécurité d’utilisation du robot. Les opérations pratiquées de cette façon n’ont pas été associées à plus de complications que celles effectuées par laparoscopie, notamment en termes de complications sévères (3,5% vs 3,8%).
En revanche, les opérations assistées par robot sont souvent plus longues avec 46,3% d’opérations de plus de quatre heures contre seulement 25,8% sous laparoscopie. En outre, le robot coûte plus cher avec des frais directs d’hôpitaux augmentés d’environ 15% par rapport à la laparoscopie.

Référence :
In Gab Jeong et al.
Association of Robotic-Assisted vs Laparoscopic Radical Nephrectomy With Perioperative Outcomes and Health Care Costs, 2003 to 2015
JAMA. 2017; 318(16):1561-1568
[Retrouvez l’abstract en ligne]

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