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Pour une utilisation meilleure des benzodiazépines

Les benzodiazépines ne doivent pas être banalisées. Elles sont efficaces sur une courte période, elles ne traitent pas les causes de l’anxiété et elles sont responsables de nombreux effets indésirables aux conséquences parfois graves. La HAS vient de publier une fiche bon usage intitulée “Quelle place pour les benzodiazépines dans l’anxiété ?”, rappelant les règles de prescription des benzodiazépines.

Dans son état des lieux de la consommation de benzodiazépines en France en avril 2017, l’Ansm constatait que même si la consommation avait diminué en France ces 3 dernières années, elle restait encore élevée en regard des effets indésirables, notamment chez les plus de 65 ans.
Dans le but d’améliorer l’utilisation de ces traitements efficaces et de lutter contre le mésusage, la Haute Autorité de Santé vient de publier une “fiche bon usage” intitulée “Quelle place pour les benzodiazépines dans l’anxiété ?”. 
Cela concerne onze benzodiazépines par voie orale prises en charge dans le « traitement des manifestations anxieuses sévères et / ou invalidantes ».

La HAS rappelle l’importance des explications à délivrer aux patients ayant besoin de ces médicaments en raison d’une anxiété ayant “un retentissement important” sur leur vie quotidienne, sur leur intérêt, leurs risques, leurs modalités d’utilisation et d’arrêt.
Les benzodiazépines ne doivent pas être banalisées et doivent être prescrites en accompagnement d’un traitement de la cause. La HAS souligne l’importance d’une utilisation courte (12 semaines maximum) à la dose minimale efficace et l’arrêt des traitements prolongés qui doit toujours être progressif sur une durée de 4 à 10 semaines.
Dès la première prescription du traitement, le médecin doit anticiper avec le patient l’intérêt d’une durée de traitement courte, sa réévaluation et ses modalités d’arrêt.

Retrouver la fiche en ligne

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