Actu.médicales

Rupture du tendon d’Achille : peu de différence entre les prises en charge chirurgicales et conservatrices

Une nouvelle méta-analyse publiée, dans le BMJ, suggère que les prises en charge chirurgicales et conservatrices dans les ruptures du tendon d’Achille ont des résultats équivalents en termes de récidive. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour développer un algorithme décisionnel. Les auteurs concluent que les patients doivent être informés des complications et que la décision finale doit être partagée et basée sur des facteurs spécifiques au patient.

La rupture du tendon d’Achille est une lésion fréquente et de récentes études indiquent une augmentation de leur incidence. Le traitement d’une rupture récente du tendon d’Achille est soit conservateur, soit chirurgical. Les méta-analyses d’essais contrôlés randomisés ont montré que le traitement chirurgical réduisait considérablement le risque de récidive par rapport au traitement non opératoire, cependant, il entraine une augmentation significative du nombre d’autres complications par rapport au traitement non opératoire.
A l’aide d’une méta-analyse, les auteurs ont voulu comparer les taux de récidive, de complications et le résultat fonctionnel après traitement chirurgical avec mise en charge complète précoce et tardive ou non chirurgical (avec ou sans rééducation fonctionnelle accélérée avec une amplitude de mouvement précoce) des ruptures du tendon d’Achille.

Ils ont inclus 29 études : 10 essais contrôlés randomisés et 19 études d’observation. Les 10 essais comprenaient 944 patients (6%) et les 19 études d’observation comprenaient 14.918 patients (94%).
Le traitement opératoire des ruptures aiguës du tendon d’Achille a réduit le risque de récidive par rapport au traitement non opératoire. Cependant, les taux de récidive étaient faibles et les différences entre les groupes de traitement étaient faibles, avec une différence de risque de 1,6%.

Le traitement opératoire a entraîné un risque plus élevé d’autres complications que le traitement non opératoire (différence de risque de 3,3%), principalement en raison d’un risque accru d’infection. Aucune différence significative dans le taux de récidive n’a été observée entre le traitement opératoire et non opératoire dans les études qui ont utilisé une rééducation fonctionnelle accélérée avec une amplitude de mouvement précoce (rapport de risque de 0,60, 0,26 à 1,37; P = 0,23; I2 = 0%).

Référence :
Ochen Y, Beks RB, van Heijl M et al.
Operative treatment versus nonoperative treatment of Achilles tendon ruptures: systematic review and meta-analysis.
BMJ. 2019 Jan 7;364:k5120
Retrouver l’article en ligne

Bouton retour en haut de la page
X