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Succès d’une approche innovante contre un cancer de l’intestin

Le Figaro annonce que « grâce à un médicament innovant, l’entreprise française Advanced Accelerator Applications (AAA) a obtenu un beau succès contre un cancer plutôt rare, les tumeurs neuroendocrines de l’intestin moyen, contre lequel il n’existe aucun autre traitement efficace ».
Le journal explique que « le principe de ce nouveau traitement, appelé Lutathera, consiste à accrocher un atome radioactif à une molécule qui agit comme un vecteur et va se faire capturer par des récepteurs chimiques spécifiques aux tumeurs ».
« Alors, l’élément radioactif se désintègre et émet des rayonnements qui vont entraîner la mort des cellules cancéreuses, en limitant les effets sur les cellules saines qui sont autour. Cette approche innovante contre les tumeurs est en fait une forme de radiothérapie interne ciblée qui ouvre de vastes perspectives pour traiter les tumeurs diffuses et les métastases, la plupart du temps inopérables 
», relève le quotidien.
Le Figaro explique ainsi que « l’essai clinique mené par AAA sur 230 malades dans le monde, la moitié traitée avec Lutathera, et l’autre avec le meilleur traitement de référence actuel, l’octreotide, a permis de prouver que le nouveau traitement permet de ralentir très sensiblement la progression des tumeurs, et d’améliorer la survie des patients ».
« La durée moyenne de survie sans progression des tumeurs passe de 8 mois avec le meilleur traitement existant à plus de 30 mois, un chiffre qui pourrait encore s’améliorer, car il correspond à la durée de l’étude, qui est encore en cours »,
précise le journal.landscape-1445712673-g-bowel-cancer-513088955
Le Figaro ajoute que « le nouveau traitement réduit presque de moitié la mortalité des patients traités », et indique que « ces chiffres ont été présentés fin janvier au symposium de cancérologie gastro-intestinale de l’Association américaine d’oncologie (Asco) à San Francisco par le Pr Jonathan Strosberg, du Moffitt Cancer Center en Floride ».
Stefano Buono, PDG de l’entreprise AAA, remarque que « dès que l’essai sera terminé, d’ici à quelques mois, nous allons déposer une demande d’autorisation de mise sur le marché ». Le journal relève cependant que « l’efficacité du produit est telle qu’il peut déjà être prescrit en France grâce à une autorisation temporaire d’utilisation décernée par l’Agence du médicament ».
Le Figaro observe en outre que « l’idée d’irradier les tumeurs diffuses est assez ancienne, mais elle a longtemps été confinée à des niches, faute de vecteurs capables d’apporter les éléments radioactifs au plus près des tumeurs ».
Le journal cite notamment Ulli Koester, physicien à l’Institut Laue Langevin à Grenoble, « un réacteur nucléaire de recherche où va être produit le Lutétium 177 [un radionucléide] pour la société AAA » : « L’efficacité de ce traitement […] était connue depuis longtemps, mais son usage restait malheureusement réservé à quelques universitaires de haut niveau qui en connaissaient l’existence. L’essai clinique de phase III mené par AAA est très important, car il va rendre le traitement disponible à une bien plus grande échelle ». 
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