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Tous les AINS augmentent le risque d’infarctus du myocarde

Toute prise d’AINS est associée à une augmentation du risque relatif d’infarctus du myocarde de 20 à 50% dans les jours qui suivent et pendant environ un mois. Et ce risque augmente avec la dose de médicament. Ces résultats, qui doivent inciter à la prudence pour les prescriptions, sont parus dans leBMJ.

Tous les anti-inflammatoires non stéroïdiens y compris le naproxène, sont associés à une augmentation du risque d’infarctus du myocarde, en particulier dans les 8 à 30 jours qui suivent la prescription et avec un pic après un mois. Au-delà de cette période le risque redevient rapidement normal.

C’est ce que montre une étude parue dans le BMJ. Les auteurs ont effectué une revue systématique et une méta-analyse permettant d’étudier le lien entre prise d’AINS et risque d’IDM chez 446.763 individus.
Parmi eux 61.460 avaient fait un infarctus du myocarde. L’analyse montre que toute prise d’AINS pendant une semaine, un mois ou davantage est associée à une augmentation du risque d’IDM. Pour une utilisation d’un à sept jours, les probabilités d’augmentation du risque d’IDM sont même de 92% sous célécoxib, 97% sous ibuprofène, et 99% sous diclofénac, naproxène et rofécoxib !
Et les augmentations de risque relatif pendant cette première semaine d’utilisation sont évaluées entre 20 et 50% selon les molécules par rapport à la non utilisation d’un AINS au cours de la dernière année  : + 24% sous célécoxib, + 48% sous ibuprofène, + 50% sous diclofénac, 53% sous naproxène et + 58% sous rofécoxib.
Enfin, le risque est supérieur en cas de doses élevées supérieures à 1.200 mg par jour pour l’ibuprofène, à 750 mg par jour pour le naproxène et à 25 mg par jour pour le rofécoxib.

Référence :
Michèle Bally et al.
Risk of acute myocardial infarction with NSAIDs in real world use: bayesian meta-analysis of individual patient data
BMJ 2017;357:j1909
[Retrouvez l’abstract en ligne]

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