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Un lien de cause à effet établi entre l’alcool et 7 types de cancers

Le Parisien relaie les conclusions d’une étude publiée dans la revue Addiction et qui, « en période estivale, risque de faire grand bruit auprès des adeptes du petit vin blanc sous la tonnelle. En effet, ces travaux épidémiologiques révèlent des liens de causalité étroits entre consommation d’alcool et cancers ».
Le journal indique ainsi que « selon Jennie Connor, de l’université d’Otago, en Nouvelle-Zélande, auteure principale de ces travaux, il y a des preuves solides que l’alcool provoque 7 types de cancers, de l’oropharynx, du larynx, de l’œsophage, du foie, du côlon, du rectum et du sein ».42ecef927787f0af« La mauvaise nouvelle est qu’il y aurait, selon la chercheuse, un lien direct de cause à effet. Autrement dit, plus on boit d’alcool, plus le risque est important. Les buveurs légers à modérés seraient donc concernés par ces risques », souligne le quotidien, qui estime que « la recommandation de santé “consommer de l’alcool avec modération” ne tient plus ».
Le Parisien explique qu’« une des études a suivi une cohorte de 1 million de femmes britanniques pendant 7 ans. Elle a montré que les femmes qui ont bu entre 70 et 140 g d’alcool par semaine affichaient une augmentation de 5% de cancer comparé à celles qui avaient consommé moins de 20 g par semaine – soit 2 verres de vin de 12 cl ou 2 bières de 25cl – et une augmentation de 13% du cancer du sein ».
Il ajoute que « selon les estimations de l’étude, ces cancers liés à l’alcool représentent 5,8% du total des décès dus au cancer dans le monde ».
Le journal précise que « ces résultats sont le fruit d’une méta-analyse d’études épidémiologiques menées ces dix dernières années par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), l’agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fonds mondial de recherche sur le cancer ».
Le quotidien relève en outre que « dans une moindre mesure et sans en comprendre les raisons, les observations semblent indiquer que l’alcool est également à l’origine de certains cancers de la peau, de la prostate et du pancréas », et note que « les fumeurs et buveurs multiplient par 2 leurs risques, tout type de cancers confondus ».
« En revanche, il est possible d’inverser le risque d’un cancer du foie, du larynx ou du pharynx si le buveur est prêt à s’arrêter, et ce risque est réduit pour toute la durée d’abstinence, selon l’étude. Il équivaudrait même à une consommation nulle après 20 ans d’arrêt »,
observe Le Parisien.

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